Coordonnées et Horaires

Médiathèque Municipale

Espace Prosper Mérimée

Boulevard Léon Cladel

82200 MOISSAC

Tel : 05.63.04.72.33

Courriel : mediatheque@moissac.fr

Facebook : Médiathèque de Moissac


Horaires

Mar Fermé 13h30-18h00
Mer 10h00-12h00 13h30-18h00
Jeu  10h00-12h00 13h30-18h00
Ven  Fermé

13h30-18h00

Sam  09h00-12h30 13h30-17h00
Dim Fermé
Lun Fermé


Horaires estivaux

Mar 09h00-12h00 13h00-16h00
Mer 09h00-12h00 13h00-16h00
Jeu 09h00-12h00 13h00-16h00
Ven 09h00-12h00

13h00-16h00

Sam  10h00-16h00
Dim Fermé
Lun Fermé

CHAVIRER DE LOLA LAFON

 

Cléo à 12 ans lorsqu’elle se fait approcher par Cathy, une belle femme solaire qui dit travailler pour la fondation Galatée, un organisme qui est sensé offrir une bourse aux jeunes adolescentes les plus talentueuses. Cléo, elle, a déjà rencontré la danse, discipline qui « fait patienter sa vie ». Une porte d’entrée pour Cathy la rabatteuse … qui fascine Cléo et lui donne en ligne de mire « un futur qui ressemblerait à une ivresse ». Sous couvert de briser les codes, Cléo va être orientée vers une féminité hors de son âge, tourné vers l’image de la lolita (conseils de lecture, films interdits aux moins de 16 ans…). Mais Cléo est bien trop jeune et obéissante. Tout à son désir de bien faire, elle se trouve ainsi projetée dans une sphère manipulatrice (cadeaux en nature, rémunération pour être juste présente, jusqu’à l’abus sexuel) pour espérer devenir boursière et concrétiser son rêve d’adolescente. Victime et bourreau d’un système malsain auquel elle participe en devant ensuite assistante-recruteuse.

Découpé en 10 chapitres, le roman retrace le destin de Cléo d’abord par ses yeux puis par son entourage au fil des années. On rencontrera tour à tour Yonasz, une amitié lycéenne par laquelle elle pourra s’interroger sur le pardon mais qui la confrontera aussi à un passé qui la poursuit ; Claude, une habilleuse à la retraite pour questionner la culpabilité ; Anton, le neveu de Cléo qui cherchera à déceler l’invisible et défaire les non-dits de la famille, jusqu’à Enid qui aura pour projet de réaliser un documentaire sur ces vies détruites.

Car « il faut raconter ce qui hante, et tous les sujets de documentaires comme ceux des romans sont des paravents qui masquent nos questions irrésolues. Le sujet ne se trouve ni se cherche, il faut s’autoriser à l’entendre, à lui laisser donner de la voix »

Une bonne raison donc de découvrir ce livre malgré la dureté de son sujet.

On relèvera d’ailleurs la lumière qui traverse tout le texte : de l’éblouissement du départ jusqu’à la lumière fragmentée, obscurcie et troublée du traumatisme vécu, en passant par les éclats illusoires et les paillettes, les flashs de lumière dans les zones d’ombre de la vie de Cléo  et ses portraits faits par un kaléidoscope de personnes apportant un éclairage particulier à une personnalité plus complexe qu’il n’y paraît.

Un roman également sur la danse et ses libellules en titane, sur la fragilité, la honte qui nait et grandit jusqu’à coudre le cœur pour qu’il puisse tenir bon, et qui interroge le pardon et l’oubli.

« Avec l’affaire Galatée [qui] nous tend le miroir de nos malaises, ce n’est pas ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche » surtout au sortir de l’enfance quand on dit oui parce qu’on n’a pas encore appris à dire non.

 

 


À consulter également


Aide visuelle

Malvoyant
Thème par défaut

Nouveautés