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Médiathèque Municipale

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Mar Fermé 13h30-18h00
Mer 10h00-12h00 13h30-18h00
Jeu  10h00-12h00 13h30-18h00
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13h30-18h00

Sam  09h00-12h30 13h30-17h00
Dim Fermé
Lun Fermé


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Mar 09h00-12h00 13h00-16h00
Mer 09h00-12h00 13h00-16h00
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Ven 09h00-12h00

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TOUR D'HORIZON DE CETTE SELECTION D'AUTEURES

Brigitte Giraud est née en Algérie et vit actuellement à Lyon.

Elle a exercé les métiers de libraire, journaliste, critique littéraire puis elle devient programmatrice pour la Fête du Livre de Bron, importante manifestation littéraire de la région lyonnaise dont elle est aujourd’hui encore conseillère littéraire. Elle est actuellement directrice de la collection « La Forêt » aux éditions Stock.

Son œuvre, composée de romans, récits et nouvelles, se raconte comme une quête allant de l’intime à l’universel. Comme le formule Thierry Guichard dans Le Matricule des Anges, « Brigitte Giraud démine les silences. C’est pour ça que sa phrase est délicate et ne convoque jamais la cavalerie syntaxique des grands élans. C’est le chemin qu’elle s’est choisi pour toucher le cœur des choses. Le cœur des hommes, aussi bien.

Depuis La Chambre des parents paru en 1997, Brigitte Giraud construit, livre après livre, une œuvre qui traduit et interroge, avec précision et finesse, une certaine manière d’être au monde et d’être en lien avec les autres. Elle obtient notamment le prix Goncourt de la nouvelle pour L’amour est très surestimé (Stock 2007), puis le prix du jury Giono pour Une année étrangère (Stock 2009) et la mention du prix Wepler pour À présent (Stock 2001). 

 « Tout commence avec l’autre. Le langage, les gestes, les émotions. La façon de marcher. De penser. Pas d’écriture sans les autres, les écrivains qui ont écrit avant moi, et initié cette conversation par-delà les époques. à laquelle j’ai envie de me mêler. Pas de livre sans le lecteur, invisible, proche ou lointain, à qui je m’adresse sans m’en rendre compte. Pas de conjugaison sans l’autre, pas de pronoms personnels, pas de point de vue. L’autre m’arrange, c’est la faute de l’autre, il est là pour ça. L’autre me bouscule. La rencontre, et c’est le début des questions. Pas la même classe sociale, pas la même langue, pas le même sexe, pas le même âge. L’autre n’est pas fait du même bois. Autant dire l’étranger. Je voudrais bien être une autre, et en même temps surtout pas. Lien, attachement, désir, amour, et puis transformation du lien, rupture, perte, deuil, chagrin. Comme le cycle de l’eau. J’écris pour cela, explorer la façon dont le lien se fait, se défait, transforme, oblige à toutes les métamorphoses. Etre capable d’inventer une langue qui rende compte de toutes ces collisions, constructions, architectures, lignes de fuite, pas de deux et manifestations. L’autre est la source de toutes les énergies, toutes les fatigues. Je ne m’en lasse pas. Même si je rêve de solitude. L’autre serait l’origine de toutes les contradictions ? Louis Calaferte écrivait : “Si l’autre n’existe pas, vous n’existez pas non plus.” Brigitte Giraud

Avoir un corps est la trajectoire d’une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l’existence, véritable aventure au quotidien où il est question d’éducation, de pudeur, de séduction, d’équilibre, d’amour, de sensualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de métamorphoses. L’écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit.

Retrouvez la chronique complète de Avoir un corps dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Ketty Rouf est née à Trieste, en Italie, en 1970. Après une maîtrise de philosophie, elle s’établit à Paris pour poursuivre ses études. Elle suit aussi des cours de danse classique. Après avoir travaillé pour l’éducation nationale, elle a désormais choisi de donner des cours d’italiens pour adultes, et de travailler en tant que traductrice et interprète.

On ne touche pas est son premier roman pour lequel elle a obtenu le Prix du Premier Roman 2020. Il dissèque habilement le rapport au corps et à la liberté.

Retrouvez la chronique complète de On ne touche pas ! dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Jeanne Benameur :

Née en Algérie, d’un père tunisien et d’une mère italienne, Jeanne Benameur arrive en France à l’âge de cinq ans. Sa famille, fuyant la guerre d’Algérie, s’installe sur la côte Atlantique. L’écriture et les mots l’accompagnent depuis l’enfance, et l’édition, satisfaisant à son désir de partage, prolongera plus tard sa passion du livre. Son premier livre paraît en 1989, et c’est en 2001 que Jeanne Benameur décide de quitter l’enseignement pour se consacrer entièrement à l’écriture. Jeanne Benameur publie aussi bien en littérature générale (éditions Denoël puis Actes Sud) qu’en littérature jeunesse (éditions Thierry Magnier). C’est toujours l’écriture poétique qui mène son travail, quelles que soient les formes adoptées ensuite : roman, essai, album, théâtre...Influencée par ses origines culturelles et par les langues qui ont bercé son enfance, Jeanne Benameur s’inspire également de son expérience dans l’éducation, un univers que l’on retrouve dans plusieurs de ses livres (Les Demeurées, Présent ?, ...).

« Son écriture vise la simplicité et la justesse. Elle naît à la source de l’intime pour tenter de rejoindre l’universel dans le détournement du matériau autobiographique, l’affrontement à ce qui aliène, le désir d’altérité » Le Matricule des Anges

Jeanne Benameur est également directrice de deux collections pour adolescents : « Photoroman », aux Éditions Thierry Magnier et « D’une seule voix » chez Actes Sud junior.

« Le poème de notre vie nous appartient. C’est peut-être la seule chose qui nous appartienne, encore faut-il en faire la quête. Parce que j’ai compris, de tout mon être, que l’alphabet est la seule et paradoxale chance qui m’était donnée pour faire lien avec les autres, tous les autres, dans le silence tissé par les mots justes, j’écris. »

Dans Pas assez pour faire une femme, elle accompagne la pensée d'une jeune femme dans le début des années 70. Un joli petit roman, accessible dès l'adolescence.

Retrouvez la chronique complète de Pas assez pour faire une femme dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Muriel Barbery est une auteure française née à Casablanca en 1969. Elle est agrégée de philosophie et a enseigné à l’IUFM de Saint Malo. Elle est très secrète et souhaite rester loin de la pression médiatique.

Son premier roman, Une gourmandise  publié en 2000 connaît un vrai succès littéraire. Mais son plus grand succès reste à ce jour L’élégance du hérisson publié en 2006 et adapté au cinéma par Mona Achache avec Josiane Balasko en 2009.

Dans Une Rose seule, son 5eme roman, Muriel Barbery nous livre un joli conte humaniste autour de la relation père-fille, avec le Japon en toile de fond.

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Chloé Delaume, de son vrai nom Nathalie Dalain est une auteure et éditrice française née en 1973 d’une mère française et d’un père libanais. Après des études de lettres modernes, elle quitte le système universitaire et commence à écrire. Elle pratique l’écriture sous de multiples formes et supports depuis deux décennies. Près d’une trentaine de livres comme autant d’expériences. Romans, fragments poétiques, théâtre,  essais, autofictions. Elle a aussi beaucoup écrit dans des revues littéraires comme « Evidenz » ou « Le matricule des anges ». Elle collabore régulièrement avec des artistes vidéastes, designers, musiciens. Elle accompagne également l’écriture de manuscrits au sein de l’école Les Mots à Paris.

 

Elle publie son premier roman, Les Mouflettes d'Atropos, en 2000. Elle obtient le prix Décembre pour son second ouvrage Le cri du sablier en 2001. En 2015, elle expérimente l'écriture numérique et publie, avec l’illustrateur Franck Dion, Alienare, un livre hybride entre texte, film et musique. En 2019, elle publie Mes bien chères sœurs, un court texte incisif qui prône la sororité comme outil de puissance virale.

Le cœur synthétique est son 4eme livre pour lequel elle a obtenu le Prix Médicis 2020. Un roman accessible qui interroge notre solitude et nos recherches amoureuses à l'ère du tout Internet.

Retrouvez la chronique complète du Coeur synthétique dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Murielle Magellan  : Née à Limoges, ayant grandi à Montauban, Murielle Magellan est dramaturge, scénariste pour la télévision et le cinéma et romancière. Elle offre une œuvre littéraire aux portraits ardents de femmes secouées par leur vie et leur parcours. L’écriture dynamique, sensuelle et parfois nerveuse se fait l’écho de chemins féminins initiatiques régis par la pulsion de vie : Dans Changer le sens des rivières (2019) roman proche de la fable sociale, c’est le parcours combatif d’une jeune femme peu cultivée, confrontée aux épreuves de la vie et à un monde qui n’est pas le sien. Au dos du mur, une rencontre explosive va lui permettre de s’éveiller peu à peu.
Dans Les Indociles (2016), on rencontre l’indocile Olympe, ardente femme d’aujourd’hui. Cette sorte de Valmont au féminin, séduisante mais vénéneuse, nous plonge dans les mystères de la création et dans le monde de l’art contemporain tout en nourrissant une réflexion sur la liberté, le désir et l’engagement.

Dans N’oublie pas les oiseaux (2014), c’est son propre récit initiatique bouleversant et très intime que Murielle Magellan nous livre, confiant sa relation passionnelle et exaltée avec Françis Morane, « l’homme slave ».

Retrouvez les chroniques complètes de N'oublie pas les oiseaux & Les Indociles dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Annie Ernaux : Agrégée et professeur de lettres modernes, Annie Ernaux a passé son enfance et sa jeunesse à Yvetot, en Normandie. Elle est née dans un milieu social plutôt modeste: ses parents étaient d’abord ouvriers, ensuite petits commerçants. Elle est successivement devenue institutrice, professeure certifiée puis agrégée de lettres modernes. Très tôt dans sa carrière littéraire, Annie Ernaux a renoncé à la fiction pour revenir inlassablement sur le matériau autobiographique constitué par son enfance dans le café-épicerie parental d’Yvetot.

À la croisée de l’expérience historique et de l’expérience individuelle, son écriture, dépouillée de toute fioriture stylistique, dissèque l’ascension sociale de ses parents (la Place pour lequel elle obtient le Renaudot en 1984, la Honte), son adolescence (Ce qu’ils disent ou rien), son mariage (la Femme gelée), son avortement (l’Événement), la maladie d’Alzheimer de sa mère (Je ne suis pas sortie de ma nuit), puis la mort de sa mère (Une femme), son cancer du sein (l’Usage de la photo, en collaboration avec Marc Marie).

En 2017, elle reçoit le Prix Marguerite-Yourcenar décerné par la Société civile des auteurs multimédia, pour l'ensemble de son œuvre.

Passion simple, son 6eme livre publié en 1992 explore, à la manière d'un journal, les mécanismes passionnels de sa relation avec A.

Retrouvez la chronique complète de Passion simple dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Michèle Lesbre vit à Paris. Après avoir fait du théâtre dans des troupes régionales et enseigné dans les écoles, elle se consacre à l’écriture. « Je crois qu’on est tous accompagnés par nos rêves, qui parfois compensent quelques manques dans nos vies.

 

Elle propose une œuvre à l’écriture délicate et intime. Les textes sont courts, beaux, sensibles, et les émotions en jaillissent par petites touches. On ressort de ces lectures dans un état second, un peu flottant, toujours au cœur d’un instant suspendu. Dans ses textes, que l’on voyage en Transsibérien (Le canapé rouge), que l’on parte à Parme (Rendez-vous à Parme) ou que l’on parte ailleurs, dans d’autres époques (Victor Dojlida ; Chère brigande), la mémoire et le présent se rejoignent toujours, se superposent, et parlent l’un pour l’autre. On y rencontre toujours un voyage, des souvenirs, des hommes et des femmes, comme on  y peut aussi entendre les éléments (Ecoute la pluie). Les vagabondages et errances paisibles de ses personnages sont tous ces chemins détournés que l’on emprunte pour arriver jusqu’à soi-même.

 

Michèle Lesbre convoque à chaque fois  les émotions tout en douceur, parfois avec mélancolie, pour offrir des textes tout à la fois intimes et lumineux. Imaginez un rayon de soleil qui traverserait la brume… vous êtes arrivés au cœur de cette écriture simple, riche et dense…

Avec Le canapé rouge, nous accompagnons Michèle Lesbre dans un voyage à l'autre bout du monde, mais surtout se crée le partage d'un élan de vie au féminin.

Retrouvez la chronique complète de Le canapé rouge dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Mona Chollet est née à Genève en 1973 et est journaliste, essayiste suisse. Après un passage à Charlie Hebdo en tant que pigiste, elle est aujourd’hui chef d’édition au Monde Diplomatique. Elle anime également un site de critique culturelle, une chronique sur Arte radio qui aborde des sujets de société, le féminisme et les médias. Elle est pour l’abolition de la prostitution. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages : La tyrannie de la réalité (2004), Beauté fatale, les nouveaux visages d’une aliénation féminine (2015), Chez soi, une odyssée de l’espace domestique (2015).

Avec le documentaire Sorcières, la puissance invaincue des femmes (2018), Mona Chollet nous relate l'histoire des femmes (ces sorcières) jusqu'aux mouvements féministes actuels.

Retrouvez la chronique complète de Sorcières, la puissance invaincue des femmes dans l'onglet COUP DE COEUR

 

 

 

 

 

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