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Sam  09h00-12h30 13h30-17h00
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Ven 09h00-12h00

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LA LITTERATURE DU 21°

Quatre grandes thématiques émergent de nos lectures non exhaustives : des romans tout d’abord centrés sur la notion d’identité, que ce soit par le prisme du régionalisme, de la filiation, de la transmission ou de l’adoption. On pense à Davide Enia  ou Paolo Cognetti.

Puis d’autres romans qui explorent les relations humaines, que ce soit en amitié, dans le couple, ou plus largement les relations sociales, comme Milena Argus ou Erri de Luca.

 Il existe aussi une veine dans laquelle la grande Histoire se dit et se raconte, que ce soit avec Rosella Postorino ou Elena Ferrante.

Enfin, et non des moindres, de nombreux romans s’attachent à poser un regard sur la société contemporaine : l’occasion d’aborder les problématiques liées à la mafia, au terrorisme, à la drogue, la migration ou les banlieues. Roberto Saviano en est un des dignes représentants. Et c’est sans compter Silvia Avallone, Fabio Geda ou bien encore Paolo Giordano.

 

 

1. LA QUESTION DE L'IDENTITE

 

Davide Enia (Sicile)  écrivain mais aussi dramaturge, est considéré comme un représentant de la seconde génération du théâtre-récit.  Souvent récompensé en Italie pour son théâtre, il a été reconnu en France suite à la parution en 2016 de son premier roman, Sur cette terre comme au ciel, dans lequel il tisse le destin d'une famille italienne, de l'après-guerre aux années 90, à travers trois générations d'hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l'habitent.

 

Paolo Cognetti (Piémont) : Après des études en mathématiques et de cinéma, ce jeune auteur italien décide de se consacrer à l’écriture : nouvelles, essais, carnets et romans composent son œuvre actuelle.

Passionné de nature et de voyages, il est notamment auteur de documentaires, d’un guide littéraire de New York, d'ouvrages sur la littérature américaine et de livres sur la montagne.

D’ailleurs, désireux de faire vivre la montagne en dehors des pistes de ski, il monte un festival consacré à la littérature, aux arts et aux nouveaux montagnards baptisé Il richiamo della foresta (L'Appel de la forêt) en hommage à Jack London.

En France, on le connaît principalement pour son premier roman Les huit montagnes, qui obtient en Italie le prestigieux prix Strega (équivalent du Goncourt) et le prix Médicis étranger en France (2017). Une ode majestueuse à la nature qui incite à comparer Paolo Cognetti aux plus grands tels qu’Ernest Hemingway ou Henry David Thoreau. Des ambiances qui parfois se rapprochent aussi  de celles de Jack London ou d’Erri de Luca et qui explore en parallèle la filiation père / fils.

Retrouvez la chronique Les huit montagnes de Paolo Cognetti dans l'onglet COUPS DE COEUR

 

 

2. LES RELATIONS HUMAINES

 

Milena Agus est née en 1959 à Gènes d’une famille originaire de Sardaigne. Elle est professeur d’italien et d’histoire à Cagliari, capitale de la Sardaigne.

Son premier roman  Quand le requin dort  paraît en 2005. Mais c’est Mal de pierres qui la révèle au public français en 2006. Elle reçoit le prix Relay du roman d’évasion ainsi que le prix Elsa Morante et le prix Santa Marinella en Italie. Le livre est adapté au cinéma par Nicole Garcia en 2016.

Milena Agus est devenue de par son œuvre, une des chefs de file de la nouvelle vague littéraire sarde. Ce courant apparu dans les années 80 est formé par des romanciers tels que Salvatore Mannuzzu, Giulio Angioni, Sergio Atzni ou Marcello Fois mais aussi des auteurs de théâtre, de cinéma…. On retrouve dans toutes ces œuvres des thèmes communs, une ressemblance stylistique… Mais ce qui leur point commun est la place accordée à leur île de Sardaigne, sa géographie, son histoire. Milena Agus ne déroge pas à cette thématique et a fait de la Sardaigne un personnage récurrent de ses romans. Milena Agus dit de ses romans : « C’est ainsi que je voie la vie, misérable et merveilleuse. »

Actuellement la littérature sarde est considérée comme l’une des littératures régionales les plus remarquables en italien mais elle peut aussi être parfois écrite en sarde.  Retrouvez la chronique Mal de pierres de Milena Argus dans l'onglet COUP DE COEUR

 

Erri de Luca le napolitain né Enrico De Luca est un écrivain, poète traducteur et journaliste engagé.  Il est né en 1950 dans une famille bourgeoise ayant tout perdu après les bombardements de 1943. Il n’a pas une enfance heureuse avec une éducation rigide et un père admiré (dont il a hérité du goût pour la lecture et de l’écriture) mais bien trop souvent absent. Dès 1968 il se déclare communiste et quitte sa famille pour Rome . Puis de communiste, il passera à l'anarchisme.

Il multiplie les métiers manuels jusqu’en 1995, est également un passionné d'alpinisme, sujet sur lequel il a écrit de nombreux articles ainsi qu'un livre, Sur les traces de Nives; mais aussi  d'escalade, discipline qu'il découvre tardivement et qu'il pratique à haut niveau.
L'auteur a aussi un rapport très fort avec la Bible notamment avec l’Ancien Testament au point qu'il  apprend l’hébreu ancien afin de pouvoir lire et traduire des textes sacrés. Ainsi, nombre de ses livres sont des réflexions et variations sur sa lecture exégétique de la Bible, comme Noyau d'olive, Les Saintes du scandale, Au nom de la mère ou encore Un nuage comme tapis. Pourtant il se dit non croyant.

Il obtient entre autres, le prix Femina étranger en 2002 pour Montedidio et le Prix européen de littérature en 2013 ainsi que le Prix Ulysse pour l’ensemble de son œuvre.

Ses romans ont tous un fondement autobiographique. « Mes romans se ressemblent parce que le personnage principal en est la ville de Naples. Tous les autres protagonistes sont des fourmis, installées sur les pentes du volcan. »

Son attachement à sa ville se retrouve dans sa langue. En effet l'italien est pour lui une seconde langue qui était considéré dans l’immédiat après-guerre comme un signe de promotion sociale. A la demande de son père il a appris l’italien mais il a toujours parlé le napolitain avec sa mère jusqu'à sa mort en 2009. Retrouvez la chronique de Le jour avant le bonheur dans l'onglet COUPS DE COEUR.

 

 

3. L'HISTOIRE

Rosella Postorino, née en 1978 est originaire de la Calabre. En plus d’être  journaliste et éditrice, elle est une nouvelle auteure de talent à suivre. Elle qui reconnait être influencée par Elsa Morante et Marguerite Duras, dont elle a d’ailleurs traduit certains textes, a vu ses trois premiers romans couronnés par un prix littéraire. Le quatrième, La goûteuse d’Hitler, le seul à avoir été traduit en français, a reçu plusieurs prix dont le fameux Campiello. Ce dernier fait en effet partie des prix littéraires les plus importants en Italie, aux côtés du prix Strega et a pour particularité rare d’associer le regard de critiques littéraires et celui d’un large jury populaire.

La goûteuse d’Hitler est un récit inspiré par des faits réels et l’histoire véridique de Margot Wölk que Rosella Postorino découvre lorsque cette dernière, à 96 ans, décide de la rendre publique. Mais la rencontre avec la dernière goûteuse d’Hitler encore en vie n’a pas lieu car entre-temps Margot Wölk décède. De là, naît ce roman qui décrit la petite histoire d’une femme prise dans la tempête de la grande Histoire du XX° siècle. Retrouvez la chronique La goûteuse d'Hitler dans l'onglet COUPS DE COEUR.

 

Elena Ferrante (un pseudonyme), originaire de Campanie est une romancière dont quasiment rien n'est connu avec certitude, et qui refuse d'être un personnage public. Elle est connue principalement pour sa quadrilogie  L’amie prodigieuse, formidable voyage dans l'Italie du boom économique, dans un quartier pauvre de Naples des années 50 et  portrait de deux héroïnes inoubliables que l’auteure  traque avec passion et tendresse.

 

4. Regards sur la société contemporaine

Silvia Avallone (Emilie-Romagne) est née en 1984 à Biella dans les Alpes piémontaises, a grandi à Piombino sur la côte toscane avant de poursuivre des études de philosophie à Bologne, où elle vit. D’acier (2011), son premier roman, la propulse très jeune au premier plan de la scène littéraire italienne et internationale. En France, il remporte le Prix des lecteurs de L’Express et connaît un succès immédiat. Marina Bellezza (2014) reçoit également un superbe accueil. Avec La Vie parfaite, roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir, Silvia Avallone s’impose comme l’une des plus belles voix de la littérature italienne contemporaine.

 

Fabio Geda est né en 1972 à Turin, ville dans laquelle il réside encore. Éducateur, collaborateur de La Stampa (journal turinois), il a publié deux romans avant d’entendre Enaiatollah Akbari, raconter son histoire il y a quelques années au Centre interculturel de Turin. Bouleversé par son récit de fuite de l'Afghanistan, séduit par son authenticité, il prend le soir même la décision de bâtir un livre à quatre mains. Depuis sa sortie en avril 2010, Dans la mer il y a des crocodiles s’est vendu à près de 200 000 exemplaires en Italie et a été traduit en 27 langues. Retrouvez la chronique Dans la mer, il y a des crocodiles dans l'onglet COUPS DE COEUR.

 

Paolo Giordano (Piémont) est  le plus jeune auteur à avoir été couronné par le prix Strega (il a 26 ans) mais aussi par le prix Campiello « première œuvre » pour son premier roman La solitude des nombres premiers (2008) qui suit Mattia un surdoué en mathématiques et Alice, deux inadaptés au même passé douloureux, à la même solitude à la fois voulue et subie, et à la même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres.

Son dernier roman traduit en français, Dévorer le ciel, aborde les idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.

 

Roberto Saviano (Campanie), écrivain et journaliste, s'intéresse à la question du crime organisé. En 2006, à la suite du succès de son roman Gomorra, très accusateur à l'égard des activités de la Camorra, il est victime de menaces de mort, confirmées par des déclarations de camorristes collaborant avec la justice, et des informations révélant le projet du clan Casalesi de l'éliminer. Roberto Saviano vit sous protection policière depuis le 13 octobre 2006.  Il a également publié des essais et des nouvelles dont Extra pure, une plongée sous l'angle économique dans l'univers de la cocaïne.

 

 

 

 

 

 

 

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